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	<title>Les histoires spectaculaires du pêcheur et du chat</title>
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		<title>Le nez dans le guidon</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 10:05:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François</dc:creator>
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		<description><![CDATA[15 jours de silence et déjà 7 représentations et autant de séances d&#8217;ateliers ! Si on n&#8217;a pas donné de nouvelles sur ce blog, c&#8217;est qu&#8217;on a été très occupés. Nous avons retrouvé le chemin des écoles. A l&#8217;occasion de ce nouveau spectacle, c&#8217;est avec bonheur qu&#8217;on a repris contact avec les enfants du Réolais et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>15 jours de silence et déjà 7 représentations et autant de séances d&#8217;ateliers ! Si on n&#8217;a pas donné de nouvelles sur ce blog, c&#8217;est qu&#8217;on a été très occupés.<span id="more-1753"></span></p>
<p>Nous avons retrouvé le chemin des écoles. A l&#8217;occasion de ce nouveau spectacle, c&#8217;est avec bonheur qu&#8217;on a repris contact avec les enfants du Réolais et des alentours de Lussac. Et puis on a rencontré les écoles de Sainte Gemme et St Vivien de Monségur, grâce à l&#8217;association Passerelle basée à Monségur. Avec des ateliers, des discussions, des photos, de la musique et des danses endiablées dans les cours d&#8217;école. J&#8217;aurais aimé que quelques Péruviens puissent assister à ça, ça leur aurait fait très plaisir.</p>
<div id="attachment_1758" class="wp-caption alignright" style="width: 298px"><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/05/nostalgie_des_papilles.jpg"><img class="size-full wp-image-1758" title="nostalgie_des_papilles" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/05/nostalgie_des_papilles.jpg" alt="" width="288" height="216" /></a><p class="wp-caption-text">Nostalgie des cantines péruviennes</p></div>
<p>On a cette fois-ci parlé du Pérou, du lac Titicaca qui déclenche souvent le même éclat de rire, de la Diablada et des flûtes de pan. Et puis on a comparé les deux premiers volets, nos deux premiers spectacles. Avec un avantage certain pour notre nouvelle production. Globalement, la préférence des enfants va à nos deux filles, celle du Diable et celle du Soleil, mais Croûte de Riz pâtit sans doute de son manque de fraîcheur dans les esprits.</p>
<p>Pour les adultes, les avis sont plus partagés. Mais, pour petits ou grands, le constat est le même : poésie et émotion pour <em>Sa majesté Croûte de Riz</em>, et c&#8217;est vrai qu&#8217;on a plus été touchés par notre voyage au Cambodge. Mais aussi, enthousiasme et diversité pour <em>La Fille du Diable et la Fille du Soleil</em>, car on s&#8217;est sans doute plus amusé, et on a davantage picoré d&#8217;un côté et de l&#8217;autre dans cet univers très généreux.</p>
<div id="attachment_1757" class="wp-caption alignleft" style="width: 298px"><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/05/esprit_dequipe.jpg"><img class="size-full wp-image-1757 " title="esprit_dequipe" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/05/esprit_dequipe.jpg" alt="" width="288" height="216" /></a><p class="wp-caption-text">Allez, on enfile une jupe et on y va</p></div>
<p>Ca a été aussi l&#8217;occasion de faire le point avec Frédéric et Luc. Qu&#8217;est-ce qui nous a touché finalement ? Qu&#8217;est-ce qu&#8217;on a tiré de cette expérience personnellement ? Quelle est la racine de cet enthousiasme et comment le communiquer ? Nous prenons enfin le temps du recul. Comme une équipe féminine de volley-ball en pollera après le match&#8230;</p>
<p>On en arrive à la conclusion que nos spectacles sont à l&#8217;image de nos impressions de voyages, qu&#8217;ils en sont un témoignage fidèle et que nous sommes donc sur la bonne voie. De toute façon, l&#8217;urgence et l&#8217;immédiateté dans lesquelles nous plonge notre calendrier imposent ce type de transfert. Elles font primer l&#8217;émotionnel, la surprise, le rire. Cela a été encore plus vrai pour cette deuxième histoire, car le temps de digestion a été encore plus court que pour le premier, ou on avait profité des vacances scolaires. Alors, on se prend à rêver d&#8217;un cinquième volet, où chaque expérience aurait eu le temps d&#8217;être murie, une cinquième histoire, un conte européen cette fois, où on inviterait à participer des personnes rencontrées au 4 coins du monde.</p>
<div id="attachment_1760" class="wp-caption alignright" style="width: 312px"><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/05/quelledirctionprendre.jpg"><img class="size-full wp-image-1760" title="quelledirctionprendre" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/05/quelledirctionprendre.jpg" alt="" width="302" height="227" /></a><p class="wp-caption-text">Dans quelle direction?</p></div>
<p>Mais je vais trop vite. Avant tout, un objectif immédiat : l&#8217;Indonésie. Ce week-end, on va voir à Paris Pascaline, la compagne de Deth (directeur de la troupe Kok Thlok), pour discuter de notre prochaine destination. C&#8217;est elle qui a trouvé pour nous un dalang, maître-marionnettiste javanais, qui va nous former cet été au wayang golek. Je profite également des bibliothèques parisiennes pour trouver de nouveaux contes : qui du Chat Bleu ou du Prince Miaou va l&#8217;emporter pour figurer dans notre prochain spectacle ?</p>
<p>Toujours dans les préparatifs, peu de temps pour se reposer, une nouvelle langue à apprendre et de nouvelles histoires cueillies de-ci de-là. C&#8217;est notre lot pendant encore un an, un rythme intensif difficile à suivre mais qui justifie en même temps complètement le pari de ces histoires spectaculaires : rencontrer les cultures, les mettre en relation de façon immédiate et spontanée autour de coups de cœur, de ce qui nous émeut et change notre vision du monde, de plusieurs mondes en un seul.</p>
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		<title>Fin de sprint, début du marathon&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Apr 2012 16:22:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Passée la semaine de retour et son lot de nouvelles décourageantes, nous avons repris du poil de la bête pour attaquer nos deux semaines de répétitions. Les globules rouges présents en abondance dans notre sang nous y ont bien aidé : savez-vous que quand on redescend après un séjour assez long en altitude, notre corps [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Passée la semaine de retour et son lot de nouvelles décourageantes, nous avons repris du poil de la bête pour attaquer nos deux semaines de répétitions. Les globules rouges présents en abondance dans notre sang nous y ont bien aidé : savez-vous que quand on redescend après un séjour assez long en altitude, notre corps continue à en produire énormément? Nous avons donc été comme dopés au début, puis peu à peu les effets se sont calmés, et on a retrouvé une forme plus naturelle.</p>
<p><span id="more-1739"></span>Première étape : l&#8217;échauffement.</p>
<p>Lundi 16 avril, nous nous sommes installés au Lieu, à 15 km de Périgueux, pour deux semaines de résidence. Pendant une semaine, nous nous sommes retrouvés avec Fanny la décoratrice et Guillaume l&#8217;éclairagiste. Nous avons pris nos marques dans l&#8217;espace scénique, imaginé les lumières, la façon d&#8217;arranger un castelet pour les marionnettes, retrouvé nos sensations de jeu péruviennes. Guillaume est ambitieux, il veut un meilleur éclairage que pour le précédent spectacle qui l&#8217;a laissé sur sa faim. On est ravi. Le rythme de cette semaine a été relativement doux, alternant entre filages et reprises de détails. Luc, Frédéric et moi avons terminé la semaine confiants et impatients de retrouver Aurore, notre regard extérieur, pour la deuxième semaine.</p>
<p>Deuxième étape : le sprint.</p>
<p>Lundi 23 avril, Aurore voit un premier filage entier du spectacle. Verdict : il y a du bon, mais c&#8217;est très désordonné. Il y a beaucoup à reprendre, beaucoup de détails à revoir. On commence immédiatement le travail. Le lendemain soir, on a convié quelques amis à une présentation pour qu&#8217;ils nous donnent leurs impressions. On avance tellement vite qu&#8217;on a déjà revu la moitié du spectacle quand arrive la présentation. Les retours sont variés, encourageants, mais il nous reste encore du travail et des choix à faire. La nuit-même, on refait le point sur ce qu&#8217;il faut changer, peaufiner. Le lendemain matin, Aurore et moi <a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/SEB_DSC_06711.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1749" title="SEB_DSC_0671" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/SEB_DSC_06711-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>reprenons le texte pour quelques simplifications dans le récit. Après déjeuner, on se lance dans un filage arrêté qui continuera après dîner, puis toute la journée du lendemain. On finit par un filage à 22h. Aurore est enthousiaste. Ca y est, on tient notre spectacle. Mais ça a été dur de trouver la réactivité et l&#8217;énergie. 4 jours d&#8217;intense concentration qui nous font imaginer une autre façon de travailler avec Aurore, plus en amont pour le prochain spectacle. Le lendemain nous faisons une nouvelle présentation devant quelques professionnels et quelques enfants. La fatigue se fait sentir, le spectacle est moins bon que la veille au soir. Mais nos petits spectateurs tests sont là, avec une attention impressionnante. C&#8217;est un plaisir de saisir leurs regards en jouant. On leur demande leur avis après le spectacle, ils sont contents, ils aiment tout, ils ont tout compris (bon, là on soupçonne leur envie de bien faire). Et puis ils restent un bon moment après pour découvrir les instruments, discuter du Pérou. On a hâte de reprendre les ateliers. Et de présenter notre spectacle partout où nous sommes passés avec Sa Majesté Croûte de Riz.</p>
<p>Troisième étape : le marathon.</p>
<p>Eh oui, cette semaine commence notre tournée en forme de marathon. Jeudi, nous jouons à Loupiac de la Réole, et vendredi deux fois à St Hilaire de la Noaille, avec des ateliers ici et là. Avant ça, il y a le montage du décor aujourd&#8217;hui même et deux après-midi de filages pour roder notre spectacle. Heureusement, on a bien profité du week-end pour nous reposer complètement.</p>
<p>Et voilà: la Fille du Diable et la Fille du Soleil arrivent enfin! Pour trouver les dates, c&#8217;est sur la page &#8216;Représentations&#8217; du site. On espère vous donner un aperçu fidèle de nos impressions et de nos expériences andines, et surtout on espère vous faire passer un bon moment, quelque part entre ici et ailleurs.</p>
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		<title>Mauvaises nouvelles en série</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Apr 2012 15:22:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frédéric</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous avons quitté les hauteurs péruviennes au moment des récoltes. Les pluies avaient été abondantes et le soleil généreux. Elle promettaient d&#8217;être bonnes, les récoltes. Nous sommes rentrés dans notre campagne girondine en ce début de printemps : arbres vert-tendre, herbe haute, fleurs colorées et chants des oiseaux. Nous sommes arrivés enthousiastes, remplis de tout ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous avons quitté les hauteurs péruviennes au moment des récoltes. Les pluies avaient été abondantes et le soleil généreux. Elle promettaient d&#8217;être bonnes, les récoltes.</p>
<p>Nous sommes rentrés dans notre campagne girondine en ce début de printemps : arbres vert-tendre, herbe haute, fleurs colorées et chants des oiseaux.</p>
<p>Nous sommes arrivés enthousiastes, remplis de tout ce que nous avions reçu au Pérou, impatients de reprendre les répétitions quelques jours plus tard.</p>
<p>Mais nous retrouvions aussi le bal des rendez-vous, la période difficile du positionnement de nos partenaires sur la suite du projet, la nécessité de convaincre et d&#8217;adapter notre projet aux complexes jeux de tiroirs de ceux qui nous permettent de poursuivre nos chemins et de partager avec le public.</p>
<p style="text-align: left;">Et de ce point de vue là, on ne peut vraiment pas parler de bonne récolte. La semaine a été rude, très rude.</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;"><span id="more-1715"></span><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1020492.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1717" title="P1020492" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1020492.jpg" alt="" width="476" height="205" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Retour lundi : accueillis avec toute l&#8217;amitié de notre famille de la Grange, avec camembert et boudin, petit plat de Franck et vin rouge.</p>
<p>Mardi : repos, tentative d&#8217;atterrissage, calage aux horaires français, menus travaux de couture sur les costumes (avec l&#8217;aide précieuse de Suzanne, la grand-mère de François, venue nous donner un gros coup de main).</p>
<p>Mercredi : réunion enthousiasmante de la compagnie l&#8217;Aurore, belle Assemblée Générale des 3â (collectif de développement, de production et de diffusion dont fait partie la compagnie), mais rendez-vous inquiétant avec l&#8217;IDDAC (Institut Départemental Développement Artistique Culturel).</p>
<p>Je retrouve les rues encombrées de Bordeaux, ainsi que Julie, qui a remplacé Benjamin aux 3â, et qui est donc en charge de la production des <em>Histoires spectaculaires</em>. Julie a pris le poste après mon départ au Pérou, mais on s&#8217;est envoyé tellement de mails pendant ces trois mois, que c&#8217;est comme si on se connaissait très bien.</p>
<p>Comme je suis un peu en retard, on file tout de suite vers l&#8217;IDDAC. Les réunions avec Françoise et Marina sont devenues une habitude. Et j&#8217;ai plaisir à partager un petit peu l&#8217;expérience de ces trois mois avec elles. Mais la réunion est sérieuse, bien sûr, et les perspectives qu&#8217;elles nous annoncent, inquiétantes pour la suite du projet.</p>
<p>Nous quittons la réunion dépités. Julie allume son ordinateur, et nous apprenons que l&#8217;ADAMI ne nous soutiendra pas pour <em>La fille du Diable et la fille du Soleil</em>. Gloups …</p>
<p><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1030698.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1719" title="P1030698" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1030698-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Jeudi, l&#8217;IDDAC confirme les informations évoquées la veille : ils continueront à soutenir financièrement ceux qui nous accueillent pour les 3ème et 4ème spectacles, mais ils ne seront plus coproducteurs de ces spectacles. Pour nous, c&#8217;est un manque à gagner de 10 000€ sur un budget global de 60 000€ : ce n&#8217;est pas une paille. L&#8217;IDDAC nous a considérablement aidés cette année, et nous nous attendions à ce que ce fort et précieux soutien se poursuive. Bien entendu, leur décision est motivée, mais nous avons l&#8217;impression que ces motivations ne tiennent pas compte des spécificités du projet, et que leur décision aurait pu être anticipée. Parce que, aujourd&#8217;hui, nous avons d&#8217;ores et déjà dépensé beaucoup d&#8217;argent pour le 3ème voyage et le 3ème spectacle, en Indonésie. Et puis, l&#8217;IDDAC n&#8217;a eu que des retours très positifs de nos partenaires de diffusion autour du travail mené avec <em>Croûte de Riz</em>. Alors, on a quand même un peu de mal à comprendre. En somme, nous aurons autant été aidés en production pour 4 spectacles et 100 représentations que pour les quatre représentations achetées de notre précédente création, <em>Eva Peron</em>. C&#8217;est dur.<em><br />
</em></p>
<p>Vendredi, c&#8217;est la piste d&#8217;une résidence, en compagnonnage avec l&#8217;OARA, qui tombe à l&#8217;eau. Re-gloups, même si là, au moins, il y a sans doute moyen de rebondir.</p>
<p>Et samedi, le trésorier de la Compagnie l&#8217;Aurore a reçu un courrier de Pôle-Emploi, qui nous demande de fournir quelques documents dans le cadre d&#8217;une « opération de contrôle » … Dur, dur …</p>
<p>Durant les onze premières années d&#8217;existence de la Compagnie l&#8217;Aurore, nous nous sommes souvent posé la question de la légitimité de notre travail. Toutes nos initiatives de création ont tenté d&#8217;y répondre : aller chercher le public, innover dans la forme de nos propositions, associer création et sensibilisation, concevoir des spectacles pouvant être vus par le plus grand nombre de spectateurs. Nous y sommes plus ou moins bien parvenu à chaque fois. Nous avons surtout construit notre chemin, souvent seuls, en renforçant nos valeurs et précisant nos objectifs. Nous avons en parallèle entretenu farouchement notre désir d&#8217;artistes, qui est la sève de notre travail. Et ça n&#8217;a pas toujours été facile.</p>
<p><em>Les Histoires spectaculaires du Pêcheur et du Chat</em> ont fait l&#8217;objet d&#8217;un travail de conception et de production gigantesque : il fallait être irréprochables sur notre proposition, sur le fond (la qualité artistique) comme sur la forme (le travail mené avec nos partenaires de diffusion). La première expérience, autour du Cambodge et de <em>Croûte de Riz</em>, a confirmé la pertinence, l&#8217;intérêt et la légitimité du projet. Notre conviction est forte. Elle est, je crois, partagée par nos partenaires de diffusion. Le travail mené avec les enfants sur une année scolaire, autour de deux temps forts « spectaculaires » est riche et passionnant. Et puis, les <em>Histoires spectaculaires</em>, c&#8217;est près de 100 représentations en deux ans, plus de spectateurs que nous n&#8217;en avons jamais eu, un travail de fond mené par les enseignants et nous-mêmes, où les enfants ne sont pas dans la consommation de spectacles mais dans une réflexion à long terme dont notre projet est le prétexte et le support.</p>
<p><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1030392.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1718" title="P1030392" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1030392-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Les nouvelles de cette semaine semblent nier tout cela. Et c&#8217;est difficile à avaler. Nous pensons à toutes les petites structures que nous allons retrouver pour la tournée. Elles, avec leurs budgets minuscules, elles se sont engagées sur deux ans, sur la totalité du projet. Elles, elles ont construit leur action sur deux ans autour de notre proposition. Et ce sont les grandes institutions culturelles qui se montrent frileuses, prudentes, réservées.</p>
<p>La deuxième année des <em>Histoires spectaculaires</em> est à ce jour fortement compromise. Nous nous posons la question d&#8217;arrêter, pour la première fois depuis que nous avons commencé. Mais interrompre, c&#8217;est renoncer à ce beau travail avec les enfants, à ces expériences à l&#8217;étranger qui nous apprennent à maîtriser notre métier, à être meilleurs, plus riches, plus compétents et plus ouverts. Nous n&#8217;avons pas encore renoncé à tout ça. Cela fait trois ans que nous nous battons, nous pouvons nous y remettre. Mais la bataille s&#8217;annonce très difficile.</p>
<p>Dans cette dure semaine, il y a eu malgré tout de petites lueurs : l&#8217;enthousiasme bienvenu de Sophie à Canéjan, le soutien des collègues des 3â et de la Compagnie, et surtout, Julie, aux <em>3â</em>, combative, qui n&#8217;est pas prête à lâcher le morceau !</p>
<p>Et puis, pendant ces jours difficile, Fanny et Marie ont donné à la scénographie des couleurs lumineuses, Suzanne et François ont fignolé les masques et les costumes, Guillaume est arrivé plein d&#8217;idées pour bien nous éclairer.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui lundi, nous nous sommes installés au Lieu, dans la forêt périgourdine, pour 15 jours de travail. Pour fignoler <em>La fille du Diable et la fille du Soleil</em>, et vous emmener en voyage.</p>
<p>Alors on respire, on cligne des yeux, et on regarde vers ces beaux moments qui se préparent.</p>
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		<title>Encore un départ</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Apr 2012 23:24:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frédéric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette fois, ça y est, notre second voyage se termine. Nous avons travaillé jusqu&#8217;à mercredi. En fin de journée, nous avons fait un « filage public », dans le cadre somptueux (!) et sous les éclairages au néon de notre appartement.Beaucoup de ceux que nous avons croisés pendant ces trois mois étaient là : nos propriétaires, Angelica et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cette fois, ça y est, notre second voyage se termine.</p>
<p>Nous avons travaillé jusqu&#8217;à mercredi. En fin de journée, nous avons fait un « filage public », dans le cadre somptueux (!) et sous les éclairages au néon de notre appartement.<span id="more-1694"></span>Beaucoup de ceux que nous avons croisés pendant ces trois mois étaient là : nos propriétaires, Angelica et Carmelo, notre amphitryon José, le musico-anthropologue-charanguiste Oscar Bueno, et la famille d&#8217;Amiel (son ex-femme Estefa qui nous a nourri dans son comedor bien souvent, sa maman et ses trois enfants).</p>
<p>Il y avait aussi les « officiels », ramenés par José : un professeur, un représentant de la municipalité, et deux journalistes. En costume-cravate.</p>
<div id="attachment_1696" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040163.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-1696" title="P1040163" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040163-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Dans la &quot;salle de spectacles&quot;</p></div>
<p>Nous les avons accueillis, nous leur avons donné quelques clés pour comprendre notre histoire, nous leur avons expliqué tout ce qu&#8217;il manquait encore aujourd&#8217;hui (un décor, des lumières, quelques masques et éléments de costumes).</p>
<p>Et puis nous avons joué. Pendant 47 minutes, ils ont regardé notre spectacle. En français ! Leur attention a été très respectueuse, même si nous avons senti que, sur les passages les plus « bavards », c&#8217;était un peu plus dur. Ils ont pu profiter pleinement des danses masquées, notamment de la Diablada, qui est la danse à laquelle nous sommes restés les plus fidèles. Ils ont pu profiter de l&#8217;aspect visuel que nous avons cherché à développer dans notre spectacle. Les costumes, les masques et les marionnettes. Ils ont pu écouter la musique de Luc : ils ont entendu les rythmes ou mélodies qu&#8217;ils connaissent et la façon dont Luc se les est approprié. Je pense surtout qu&#8217;ils ont senti notre énergie, notre envie de leur montrer, enfin, le résultat – non terminé – de ces trois mois parmi eux.</p>
<div id="attachment_1703" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040384.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-1703" title="P1040384" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040384-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">La quinoa mûre à point</p></div>
<p>Les retours ont été très positifs. On a senti qu&#8217;ils avaient compris notre démarche et qu&#8217;ils nous en remerciaient, avec cette fierté des Punenos que nous avons appris à connaître. Ils ont souhaité qu&#8217;on parle de leur culture dans toute l&#8217;Europe !! Comme les Punenos aiment les choses officielles, il y a eu de nombreux discours – forcément très touchants pour nous. Mais l&#8217;ambiance « vernissage » a cédé la place à celle, plus détendue, d&#8217;une soirée entre amis, avec les plus proches.</p>
<p>On a beaucoup pensé à ceux qui n&#8217;étaient pas là : à Amiel bien sûr, reparti à Lima et en train de finir le masque du Diable. Aux Infieles de la Diablada Azoguini, avec qui nous avons sans doute partagé les moments les plus fort de notre « voyage ».</p>
<div id="attachment_1699" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040232.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-1699" title="P1040232" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040232-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Dernier repas sur les îles</p></div>
<p>Benoît, qui s&#8217;occupe de la diffusion du spectacle, nous avait rejoint la veille. C&#8217;était agréable de partager ces moments avec lui (loin de son ordinateur bordelais).</p>
<p>Jeudi, nous sommes partis sur les îles. C&#8217;était une première pour Luc et Benoît. Mais pour nous qui y étions allés mi-janvier, c&#8217;était un « retour ». J&#8217;ai beaucoup pensé à tout ce que nous avions vécu et appris depuis la fois précédente. Nous avons profité une dernière fois des paysages du lac et de ses couleurs, de la tranquillité des îles, de la gentillesse des habitants.</p>
<div id="attachment_1700" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040251.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-1700" title="P1040251" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040251-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Concours de volley féminin</p></div>
<p>Les fleurs de patates ont fané, les plans de quinoa croulent sous le poids de leurs graines rouges, les blés sont presque mûrs. Les paysans sont accroupis dans les champs. La saison des pluies est terminée, le fruits sont mûrs : c&#8217;est le temps de la récolte.</p>
<p>Pour nous aussi : dans 48 heures, et avec un pincement au cœur, nous décollerons de Lima, nous irons rejoindre nos amis français, nous irons retrouver les bons fromages et les bons vins de France qui nous manquent. On respirera le printemps réolais une toute petite semaine. Et puis, on se remettra au travail, pour récolter, avec nos collègues, les fruits de cette deuxième saison, avant de vous les apporter !</p>
<p><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040392.jpg"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-1704" title="P1040392" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040392-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>PS : Cola, le chien de la maison, a eu le droit lui aussi à sa coupe de printemps. On le quitte avec regret, même si Angelica nous a proposé de l&#8217;emmener dans nos bagages, ce que nous avons refusé net : on a bien assez de bagages comme ça !</p>
<p><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040194.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1698" title="P1040194" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040194-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040194.jpg"></a><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040286.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1701" title="P1040286" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040286-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040319.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1702" title="P1040319" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040319-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
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		<title>Jr. LORETO</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Apr 2012 23:59:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Jr. (Jiron) Loreto, c&#8217;est une rue incontournable. La première raison est qu&#8217;elle coupe la Jiron Lambayeque par laquelle nous descendons 2 fois par jour pour rejoindre le centre-ville. Nous traversons la tranquille Loreto juste avant de pénétrer dans notre Comedor (cantine) favori par exemple&#8230; Et le soir, juste avant de faire une halte rituelle à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Jr. (Jiron) Loreto, c&#8217;est une rue incontournable. La première raison est qu&#8217;elle coupe la Jiron Lambayeque par laquelle nous descendons 2 fois par jour pour rejoindre le centre-ville. Nous traversons la tranquille Loreto juste avant de pénétrer dans notre Comedor (cantine) favori par exemple&#8230; Et le soir, juste avant de faire une halte rituelle à la panaderia pour les croissants du matin.<br />
Mais là où la Jiron Loreto est vraiment devenue une rue importante pour moi, ce fut pendant la semaine de vacances boliviennes de mes 2 amis.<br />
<span style="font-size: medium;"><span id="more-1669"></span></span></p>
<p>Ayant encore beaucoup à apprendre sur la musique andine, j&#8217;avais préféré rester à Puno pour avoir le temps de m&#8217;y immerger.<br />
Jr.Loreto, c&#8217;est là qu&#8217;habitent Guido et Oscar Bueno, deux frères musiciens.<br />
Le premier, Guido, est principalement flûtiste quand son emploi du temps de professeur d&#8217;éducation physique lui en laisse le temps&#8230; C&#8217;est un bonhomme charmant très curieux avec un regard de môme. Il pratique la Quena, le Siku et la Tarka.</p>
<div id="attachment_1674" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040077.jpg"><img class="size-medium wp-image-1674" title="P1040077" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040077-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Tarka, Siku, Quen</p></div>
<p>La Quena est une flûte droite chromatique en bois ou bambou qui possède un son magnifique quelle que soit sa taille. Mais il y a une difficulté majeure : pour en tirer un son agréable, il faut souffler avec une très grande précision dans l&#8217;angle du biseau prévu à cet effet. Je vous promets que de longues heures de pratique sont nécessaires&#8230;</p>
<p>Le Siku est le nom de la Zampona (flûte de pan) des Andes. Cette flûte se présente sous la forme de 2 rangées de tubes en bambou : l&#8217;Arka de 7 notes qui représente le principe féminin et l&#8217;Ira de 6 notes le principe masculin. Là aussi on trouve des sikus de toutes les tailles, jusqu&#8217;à de très grands de plus d&#8217;un mètre. La technique n&#8217;est pas beaucoup plus facile puisqu&#8217;on souffle verticalement dans les tubes et alternativement de l&#8217;Arka à l&#8217;Ira. Là aussi une pratique assidue est obligatoire.</p>
<p>Enfin la Tarka est une flûte à bec se présentant comme un bloc carré. Elle est faite pour être entendue et pour &nbsp;&raquo;ronfler&nbsp;&raquo; (roncar), aussi il ne faut pas hésiter à souffler dedans ! Le musicien joue généralement de 2 tarkas en même temps, une petite et une grande accordées à l&#8217;octave. Elle est utilisée principalement pour accompagner certaines danses lors des fêtes et processions.<br />
Avec Guido, j&#8217; ai appris peu à peu les techniques permettant de bien souffler, c&#8217;est ce qu&#8217;il y a de plus important pour bien jouer de ces flûtes : l&#8217;air. Et ce n&#8217;est pas très étonnant dans cette région à plus de 3500 m d&#8217;altitude, je peux vous assurer qu&#8217;après une bonne heure de pratique, on a la tête qui tourne&#8230; Une fois arrivé à des résultats pas trop mauvais, j&#8217;ai commencé à apprendre quelques thèmes traditionnels comme &nbsp;&raquo;Viva Jujuy&nbsp;&raquo;, &nbsp;&raquo;Santo Cristo&nbsp;&raquo; ou &nbsp;&raquo;Ramis&nbsp;&raquo;.</p>
<p><span style="font-size: medium;"> </span></p>
<div id="attachment_1677" class="wp-caption aligncenter" style="width: 235px"><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040085.jpg"><img class="size-medium wp-image-1677" title="P1040085" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040085-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Grands Sikus</p></div>
<p>Le frère de Guido, Oscar, possède dans sa maison de Loreto un mini-musée des instruments andins. Sur ses murs sont accrochés toutes sortes d&#8217;instruments à vent, de la Quena en os de tibia humain jusqu&#8217;aux longues trompes de bambou de plus de deux mètres, en passant par des zamponas de toutes tailles et formes. Ici et là des percussions, des guitares et des instruments à cordes. Oscar est musicien et anthropologue, ethno-musicologue pour être exact et dispense son savoir à l&#8217;université de Puno et souvent à Arequipa également. Il est spécialiste des instruments andins et pré-colombiens et a écrit de nombreux articles sur la culture de son pays à travers sa musique. Ces écrits traitent par exemple de la relation entre la nature, le Siku et l&#8217;organisation sociale des andins. Ils parlent aussi de l&#8217;évolution de leurs descendants à travers la perpétuation des traditions&#8230; Dans ses recherches, on apprend que les codes musicaux sont organisés par couleurs, la femme est représentée par le vert et l&#8217;homme par le bleu, et à chacun correspond une note. Certains thèmes comme les &nbsp;&raquo;satiris&nbsp;&raquo; sont composés comme des jeux de séduction homme-femme basés sur des questions-réponses de l&#8217;Arka et l&#8217;Ira.<br />
Grâce aux articles d&#8217;Oscar, j&#8217;ai commencé à bien comprendre le sens des traditions musicales des premières civilisations andines, traditions qui perdurent encore de nos jours dans la relation qu&#8217;ont les hommes avec les esprits de la nature.</p>
<p><span style="font-size: medium;"> </span></p>
<div id="attachment_1676" class="wp-caption alignleft" style="width: 235px"><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040084.jpg"><img class="size-medium wp-image-1676" title="P1040084" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040084-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Charan</p></div>
<p>Oscar est également un très bon musicien et j&#8217;ai commencé avec lui à apprendre le charango, cette petite guitare à 10 cordes et au son très sec. Pour moi qui suis à la base percussionniste et qui n&#8217;avais jamais vraiment pratiqué d&#8217;instrument à cordes, le défi était de taille, car j&#8217;avais non seulement l&#8217;envie d&#8217;intégrer des cordes dans le spectacle, mais aussi d&#8217;adapter l&#8217;instrument andin à des sonorités plus orientales&#8230; J&#8217;ai passé de très longues heures en compagnie de mon charango, c&#8217;est un travail quotidien et une intense gymnastique des doigts. Vous pourrez peut-être constater le résultat de tous ces efforts dans un mois, lorsque le spectacle commencera sa tournée.</p>
<p>Grâce aux frères Bueno, j&#8217;ai donc énormément appris sur la tradition musicale de l&#8217;Altiplano. Ils m&#8217;ont tous deux offert leur temps avec gentillesse et disponibilité, allant même jusqu&#8217;à faire le tour de tous les magasins de musique de la ville pour m&#8217;aider à choisir les meilleurs instruments&#8230;</p>
<p><span style="font-size: medium;"><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040087.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1678" title="P1040087" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040087-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></span>Justement, puisqu&#8217;on parle de magasins, il y en a un très bien à Puno, c&#8217;est le magasin de Victor. Victor est un luthier qui fabrique des flûtes de très grande qualité, avec des essences de bois magnifiques, de toutes tailles et parfaitement accordées (car ici ce n&#8217;est pas toujours gagné&#8230;) Outre les sikus et Quenas traditionnelles, Victor se passionne également pour la fabrication de flûtes natives cherokees ou navajos d&#8217;Amérique du Nord, au son magnifiquement doux. On trouve aussi dans sa boutique une belle collection d&#8217;ocarinas, quelques percussions et au moins un charango.</p>
<p><span style="font-size: medium;"> </span></p>
<div id="attachment_1675" class="wp-caption alignleft" style="width: 235px"><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040078.jpg"><img class="size-medium wp-image-1675" title="P1040078" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040078-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Victor souffle dans une Anasazy d&#39;Amérique du Nord</p></div>
<p>Victor est musicien et a beaucoup joué en France avec un groupe de musique traditionnelle. Comme tous les flûtistes du coin, il connaît très bien la tradition, mais son domaine de prédilection, c&#8217;est la fusion. C&#8217;est ainsi qu&#8217;il m&#8217;a invité à venir assister à une répétition de son groupe &nbsp;&raquo;Karma&nbsp;&raquo;. &nbsp;&raquo;Karma&nbsp;&raquo; est un groupe de jeunes (moyenne d&#8217;âge 22 ans) qui propose un mélange de rock énergique et de sikuris traditionnels ; les sons de basse électrique, de batterie et de guitare saturée se fondant avec celui des Quenas et Sikus reliées à des effets électroniques&#8230; Le groupe répète chez Georges, le bassiste, au 225&#8230;Jiron Loreto !</p>
<p>Là aussi j&#8217;ai été accueilli par des gens adorables aux parcours variés. J&#8217;ai assisté à toute la session puis ai joué un peu avec eux. Les musiciens d&#8217;ici ont l&#8217;esprit très ouvert et peuvent être fans de Hard-Rock sans pour autant dénigrer le Jazz, la Criolla, la Cumbia, le Reggae, et les musiques andines bien sûr&#8230;Après la répétition, nous avons fait plus ample connaissance en fêtant l&#8217;anniversaire d&#8217;Hebert, jeune flûtiste et prothésiste dentaire et de Ronny, le chanteur, qui fait des études de droit. Puis nous avons fini la soirée dans un karaoké avec Renato, guitariste et policier, Ronny et le fameux Victor, le &nbsp;&raquo;papa&nbsp;&raquo; du groupe avec ses 53 ans. Ce fut pour moi une façon de voir également des musiciens pratiquant une musique moderne, fusionnelle, et le fan de rock et de fusion en moi a été comblé.<br />
Cette Jiron Loreto est donc pour moi, à Puno, la rue de la musique, celle où je me suis fait des amis dans ce pays de l&#8217;autre bout du monde, où j&#8217;ai appris ce que je voulais apprendre, trouvé la raison de ma présence ici.<br />
Je vais encore passer un peu de temps dans cette rue durant cette dernière semaine au Pérou, à échanger avec tous ces copains qui m&#8217;ont si rapidement et gentiment adopté, moi le Français qui ne parle pas très bien espagnol&#8230;<br />
Oui je vais retourner encore dans Loreto avant de rentrer au pays, et c&#8217;est certainement cette même rue qui me fera revenir un jour à Puno.</p>
<div id="attachment_1672" class="wp-caption aligncenter" style="width: 370px"><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040065.jpg"><img class="size-full wp-image-1672 " title="P1040065" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/04/P1040065.jpg" alt="" width="360" height="480" /></a></dt>
</dl>
</div>
<p><span style="font-size: medium;"> </span></p>
<div class="mceTemp mceIEcenter">
<dl id="attachment_1672" class="wp-caption aligncenter" style="width: 370px;">
<dt class="wp-caption-dt"> <p class="wp-caption-text">Une petite fleur de Puno</p></div>
<h4 style="text-align: center;"><span style="font-size: medium;"><br />
</span></h4>
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		<title>Au loin</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Mar 2012 23:22:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frédéric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous rentrons d&#8217;une petite semaine en Bolivie. Avant de partir, nous avions fini de travailler une grosse première moitié de La fille du Diable et la fille du Soleil. Nous avons pu montrer un « filage » à mon père et un ami à lui, de passage à Puno. Leurs retours enthousiastes nous ont pas mal rassurés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous rentrons d&#8217;une petite semaine en Bolivie.</p>
<p>Avant de partir, nous avions fini de travailler une grosse première moitié de <em>La fille du Diable et la fille du Soleil</em>. Nous avons pu montrer un « filage » à mon père et un ami à lui, de passage à Puno. Leurs retours enthousiastes nous ont pas mal rassurés sur des questions importantes que nous nous posions : il est souvent difficile d&#8217;avoir du recul sur son propre travail, surtout quand on le construit à trois, et que ces trois-là sont sur le plateau en permanence. On s&#8217;est dit « ouf ». Et on a pu partir l&#8217;esprit tranquille.<span id="more-1646"></span>Mais sans Luc ! Notre musicien a préféré rester seul cette semaine à Puno. Étant arrivé très récemment, il avait encore besoin de « nourriture » pour son travail. Il a donc passé la semaine à explorer l&#8217;instrumentarium qu&#8217;il s&#8217;est peu à peu constitué, à suivre des cours de charango avec Oscar, des cours de quena avec son frère Guido. Il a considérablement avancé sur ses idées pour le spectacle et il a l&#8217;air en pleine forme.</p>
<div id="attachment_1650" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/P1030981.jpg"><img class="size-medium wp-image-1650" title="P1030981" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/P1030981-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">La Paz l&#39;escarpée</p></div>
<p>Quant à nous, nous avions besoin de changer d&#8217;air, de quitter Puno, de nous éloigner des deux « Filles » qui nous occupent l&#8217;esprit depuis presque trois mois, d&#8217;oublier nos habitudes d&#8217;ici, de trouver un espace de sérénité avant les trois prochains mois, qui seront une véritable course de fond.</p>
<p>Alors, en compagnie de mon père et de son vieux copain Daniel, on est parti vers la Bolivie. On a fait le tour du Lac, et puis, il a disparu de notre champ de vision. À la place, les gigantesques sommets enneigés de la Cordillera Real bolivienne.</p>
<div id="attachment_1648" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/P1030968.jpg"><img class="size-medium wp-image-1648" title="P1030968" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/P1030968-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;Illimani qui domine la ville</p></div>
<p>L&#8217;arrivée à La Paz est à la fois impressionnante et oppressante. L&#8217;immense plateau pelé se termine abruptement par une vallée très profonde, remplie de maisons, avec la montagne Illimani (6500m) qui domine tout ça. On pénètre dans la fosse de La Paz. À la descente du bus, les voyageurs nous mettent en garde contre les voleurs et les agresseurs potentiels. À l&#8217;arrivée à l&#8217;hôtel, le patron nous dit qu&#8217;il y a beaucoup de violence et qu&#8217;il faut faire très attention. Un coup d&#8217;oeil dans le guide nous apprend qu&#8217;il y a de faux conducteurs de taxi qui vous emmènent dans des coins reculés pour vous dépouiller … Charmant ! Il nous est difficile de nous sentir à l&#8217;aise dans cette grande ville bruyante et polluée. Mais on finit par en découvrir les quartiers agréables et l&#8217;agitation devient séduisante. Et puis, on mange bien et on trouve un délicieux vin bolivien « Concepcion » (nous ne buvons jamais de vin à Puno).</p>
<div id="attachment_1649" class="wp-caption alignright" style="width: 235px"><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/P1030978.jpg"><img class="size-medium wp-image-1649" title="P1030978" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/P1030978-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Dans les quartiers agréables</p></div>
<p>Malgré tout, on décide de ne rester que deux jours au lieu de trois et, jeudi matin, nous quittons mon père et Daniel, qui s&#8217;en vont vers Sucre. Nous, nous avons besoin de descendre (après 3 mois à 4000m d&#8217;altitude) : alors, direction Coroico, dans la forêt tropicale bolivienne.</p>
<p>Coroico est à 40km à vol d&#8217;oiseau de La Paz, et 3000m plus bas. Le trajet est impressionnant. Depuis La Paz, on monte jusqu&#8217;à 4700m. Et puis, pendant deux heures, on descend sans cesse. L&#8217;ancienne route La Paz – Coroico était considérée comme « la plus périlleuse du monde ». Heureusement, une nouvelle route a été construite. Lorsque qu&#8217;on jette un œil par les fenêtres de notre vieux bus, on ne voit que le vide de part et d&#8217;autre. On se dit que l&#8217;ancienne route, ça devait être quelque chose ! Le paysage est somptueux. La végétation change à vitesse grand V. La chaleur monte dans le bus. Et nous voilà à Coroico.</p>
<div id="attachment_1652" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/P1040013.jpg"><img class="size-medium wp-image-1652" title="P1040013" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/P1040013-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;immense vallée de Coroico dans les nuages du soir</p></div>
<p>On trouve un hôtel qui sera le cadre idéal de cette petite retraite que nous appelons de nos vœux. Nous louons une confortable « cabane » au milieu de la forêt. Le calme est royal. Devant nous, l&#8217;immense vallée que nous avons descendue en venant de La Paz. Autour de nous, des colibris, des arbres incroyables, des fleurs splendides, des bananiers, des petits singes (et des petites mouches jaunes agressives qui ne cesseront de nous grignoter pendant tout le séjour).</p>
<p>Qu&#8217;avons-nous fait ? Nous avons lu, nous avons dormi, nous nous sommes baignés, nous nous sommes un peu promené, nous avons fait de bons repas et continué à apprécier le vin bolivien. Et nous avons beaucoup travaillé notre indonésien !</p>
<p>Nous avons aussi parlé de nos trois mois à Puno, de cette immersion dans ce monde inconnu, de notre spectacle et des questions que nous nous posons avec un peu de recul, de la tournée à venir et des prochains voyages qui s&#8217;annoncent.</p>
<div id="attachment_1653" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/P1040038.jpg"><img class="size-medium wp-image-1653" title="P1040038" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/P1040038-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Depuis notre &quot;cabane&quot; (en premier plan, le Chat Botté qui ne nous quitte plus depuis Croûte de Riz)</p></div>
<p>Nous avons également appris ce coup d&#8217;état au Mali (notre 4ème voyage, l&#8217;année prochaine). Nous espérons que la situation va se clarifier le plus rapidement possible, pour notre projet bien sûr, mais surtout pour les Maliens.</p>
<p>Nous sommes rentrés ce matin. 8H30 de trajet alors que, à vol d&#8217;oiseau, Puno et Coroico ne sont qu&#8217;à 200km l&#8217;un de l&#8217;autre. Cette escapade nous a fait un bien fou, a réouvert nos imaginaires et notre créativité, nous a reposés avant l&#8217;épopée à venir.</p>
<p>Demain, nous reprenons le travail pour les deux petites semaines qu&#8217;il nous reste avant de rentrer en France. Et puis, nous laisserons le spectacle dans les mains d&#8217;Aurore, qui y rajoutera tous les ingrédients qu&#8217;il manque. Nous irons travailler dans un petit lieu isolé dans la forêt périgourdine (pas tropicale, celle-là!). Nous y retrouverons aussi Fanny, Marie et Guillaume. Nous finirons de préparer cette deuxième histoire avec application. Et puis, enfin, nous retrouverons tous les enfants, petits et grands, avec lesquels nous partageons cette aventure. Au travail !</p>
<p>PS : dans l&#8217;article qui précède celui-ci, et à la page &laquo;&nbsp;représentation&nbsp;&raquo;, vous trouverez toutes les dates de &laquo;&nbsp;La fille du Diable et la fille du Soleil&nbsp;&raquo;.</p>
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		<title>Dates des représentations de La fille du Diable et la fille du Soleil</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Mar 2012 20:59:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici pour votre information les dates de tournée du spectacle de retour du Pérou, La fille du Diable et la fille du Soleil. On espère fort vous y croiser. Beaucoup de ces représentations sont des scolaires. Mais nous pouvons y accueillir, en nombre limité, quelques spectateurs supplémentaires. Si vous souhaitez assister à l&#8217;une de ces [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voici pour votre information les dates de tournée du spectacle de retour du Pérou,<em> La fille du Diable et la fille du Soleil</em>.</p>
<p>On espère fort vous y croiser.</p>
<p><span id="more-1536"></span>Beaucoup de  ces représentations sont des scolaires. Mais nous pouvons y accueillir,  en nombre limité, quelques spectateurs supplémentaires. Si vous  souhaitez assister à l&#8217;une de ces représentations jeune public, merci de  bien vouloir contacter au préalable Benoît, qui s&#8217;occupe de tout ça  (Benoît Bonnamour – Les 3â – 05 56 43 25 58 / 06 32 75 49 47 –  diffusion@les3a.fr).</p>
<p>*</p>
<p><strong>La fille du Diable et la fille du Soleil </strong></p>
<p><strong>(2eme spectacle des <em>Histoires Spectaculaires du Pêcheur et du Chat</em> &#8211; retour du Pé</strong><strong>rou)</strong></p>
<p><em>Ré</em><em>sumé</em></p>
<p>Au coeur de la fête péruvienne, un vieil homme vend des souvenirs. Aux touristes qui s&#8217;arrêtent, il raconte volontiers l&#8217;histoire du chat et de l&#8217;oiseau qui l&#8217;accompagnent. Bientôt les objets qu&#8217;il vend prennent vie. Les poupées incas deviennent ses amours de jeunesse, les tissus brodés illustrent des mythes andins, les masques et les déguisements s&#8217;animent au son d&#8217;instruments de musique faits d&#8217;os, de peau et de plumes. <em>La fille du Diable et la fille du Soleil</em> est un voyage dans les souvenirs de cet ancien pêcheur du lac Titicaca. Pour ce deuxième volet des <em>Histoires spectaculaires du Pêcheur et du Chat, </em>la compagnie l&#8217;Aurore est partie à la découverte de danses traditionnelles du Pérou. Elle en revient avec un spectacle conté et musical mêlant marionnettes et danses masquées, autour de légendes du Lac Titicaca.<em> </em>On y croisera le créateur du monde Wiracocha, un condor affamé, des pumas géants, la mère de tous les poissons et sa consoeur la mère des patates, la déesse Lune et le Dieu Soleil, et bien sûr le Diable en personne, à moins que celui-ci ne soit pas celui qu&#8217;on croit. Un spectacle qui incite, à partir de la pensée andine, à aller au-delà des apparences. <em>La Fille du Diable et la Fille du Soleil </em>s&#8217;adresse à tous les publics, à partir de 5 ans.</p>
<p><strong>REPRÉSENTATIONS</strong></p>
<p><strong>Jeudi 03/05, 14H30</strong> : Salle des fêtes de Loupiac-de-La-Réole – SCOLAIRE</p>
<p><strong>Vendredi 04/05, 14H30</strong> : Salle polyvalente de Saint-Hilaire-de-la-Noaille (près de La Réole) – SCOLAIRE</p>
<p><strong>Vendredi 04/05, 20H30</strong> : Salle polyvalente de Saint-Hilaire-de-la-Noaille (près de La Réole) – TOUT PUBLIC</p>
<p><strong> </strong><strong> </strong><strong>Jeudi 10/05, 10h et 14h</strong> : Salle des fêtes de Lussac (près de Saint-Emilion) – SCOLAIRES<strong> </strong></p>
<p><strong>Lundi 14/05, 16h :</strong> Monségur &#8211; SCOLAIRE</p>
<p><strong>Mardi 15/05, 20h :</strong> Cinema Eden, Monségur &#8211; TOUT PUBLIC</p>
<p><strong>Lundi 21/05, 9h30 et 14h30 :</strong> Salle de Maransin &#8211; SCOLAIRE (MKP)</p>
<p><strong>Mardi 22/05, 9h30 et 14h30 :</strong> Salle de Maransin &#8211;  SCOLAIRE (MKP)</p>
<p><strong>Jeudi 24/05, 18h30<strong> :</strong></strong> Médiathèque ou salle des fêtes de Bassens &#8211; TOUT PUBLIC</p>
<p><strong>Mardi 29/05, 19h<strong><strong> :</strong></strong></strong> Salle des fête de Sainte Foy la Grande &#8211; TOUT PUBLIC</p>
<p><strong>Mercredi 30/05, 10h30<strong><strong><strong> :</strong></strong></strong></strong> Grange Bétailhe -Artigues &#8211; SCOLAIRE</p>
<p><strong>Jeudi 31/05, 19h<strong><strong><strong> :</strong></strong></strong></strong> Grange Bétailhe &#8211; Artigues &#8211; TOUT PUBLIC</p>
<p><strong>Vendredi 01/06, 16h<strong><strong><strong> :</strong></strong></strong></strong> Grange Bétailhe &#8211; Artigues &#8211; SCOLAIRE</p>
<p><strong>Mardi 05/06, 14h et 19h<strong><strong><strong><strong> :</strong></strong></strong></strong></strong> Reignac &#8211; SCOLAIRE ET TOUT PUBLIC</p>
<p><strong>Samedi 09/06, 21h</strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong> :</strong> </strong></strong></strong></strong></strong>La Grange &#8211; Lamothe Landerron &#8211; TOUT PUBLIC (horaire a confirmer)</p>
<p><strong>Jeudi 14/06, 14h<strong><strong><strong><strong><strong><strong> :</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong> maison de quartier de Tauzin (Bordeaux) &#8211; hôpital Charles Perrens &#8211; SCOLAIRE</p>
<p><strong>Mercredi 27/06<strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong> :</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong> Union Saint Bruno &#8211; SCOLAIRES (horaires a confirmer)</p>
<p><strong><em>La fille du Diable et la fille du Soleil</em></strong> – Cie l&#8217;Aurore<br />
Ecriture : François Dubois &#8211; Mise en scène, interprétation : François Dubois, Frédéric Vern &#8211; Musique : Luc Girardeau<br />
Sous le regard d&#8217;Aurore Leriche<br />
Danses : Amiel Cayo / Masques : Amiel Cayo, Marcos Sihuayro Oscco / Conseillers musicaux : Oscar et Guido Bueno Ramirez / Conseiller en traditions andines : Jose Morales / Scénographie,  construction et peinture : Fanny Gautreau / Construction et lumière :  Guillaume Hébrard / Peinture : Marie Maresca<br />
Ce deuxième  spectacle des Histoires spectaculaires du Pêcheur et du Chat  est une production de la Compagnie l&#8217;Aurore. / Coproduction : IDDAC &#8211;  Avec le soutien de la Grange et de l&#8217;OARA.</p>
<p><strong>ATELIERS ET RENCONTRES :</strong><br />
Les dates des ateliers et des rencontres seront définies ultérieurement.</p>
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		<title>Haut les mains !</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Mar 2012 23:51:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis plus d&#8217;une semaine maintenant, nous travaillons avec bonheur sur nos deux filles, la fille du Diable et la fille du Soleil. Enfin plus exactement sur la fille du Soleil, qui occupe la première partie de notre spectacle. Même si la fille du Diable à eu l&#8217;occasion de nous rappeler au bon souvenir de son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis plus d&#8217;une semaine maintenant, nous travaillons avec bonheur sur nos deux filles, la fille du Diable et la fille du Soleil. Enfin plus exactement sur la fille du Soleil, qui occupe la première partie de notre spectacle. Même si la fille du Diable à eu l&#8217;occasion de nous rappeler au bon souvenir de son père&#8230;</p>
<p><span id="more-1595"></span></p>
<p>Parfois on se sent tellement à l&#8217;aise dans un pays, tellement en confiance, qu&#8217;on en oublie que pour certains ici nous sommes avant tout de riches touristes occidentaux. Ce qui peut nous conduire à des évènements désagréables. C&#8217;est ce qui nous est arrivé, à Luc et à moi, jeudi dernier. Rassurez-vous tout de suite, il n&#8217;y a rien de grave, mais c&#8217;est un épisode marquant.</p>
<p>Notre ami Amiel nous avait recommandé la vue du haut de la montagne Azoguini, en pleine ville, mais nous n&#8217;avions pu y aller avec lui faute de temps. Luc et moi avons donc profité de notre journée de pause pour nous diriger vers la croix qui domine ce mont. Au bout d&#8217;une petite heure d&#8217;effort, nous sommes arrivés au sommet. Presque personne. Il y avait là un homme seul, qui n&#8217;a que vaguement répondu à nos salutations. Nous avons pris quelques photos avant de redescendre de l&#8217;autre côté. Un peu plus bas, un autre homme se dirige vers nous, et sort une arme. On pense à tout sauf à jouer les héros. L&#8217;homme du sommet et un troisième larron arrivent. Ils nous entraînent dans une sorte de grotte, ils nous vident les poches pour les re-remplir immédiatement de ce qui ne les intéresse pas. Autant dire à peu près tout. Leur butin est maigre, Luc a oublié son porte-monnaie et je n&#8217;ai quasiment rien dans le mien. Ils gardent l&#8217;appareil-photo tout neuf de Luc, les 30 euros en monnaie péruvienne de mon porte-monnaie, et deux piles qui traînent dans ma poche.</p>
<p>Pourquoi je mentionne ce détail des piles ? Parce que nos voleurs semblent bien gentils. Ils sont presque trop courtois. Aucune violence, à part nous entraîner par un bout de la manche. Chaque poche vidée est aussitôt remplie exactement de ce qu&#8217;ils ont prélevé. Ils repassent plusieurs fois au même endroit, le butin doit leur sembler un peu maigre. Autant de risques pour ça ? Et puis 5 minutes plus tard, ils nous raccompagnent au sommet de la montagne. Celui qui est avec moi discute calmement, tente de me tranquilliser sans doute. Il me pose des questions sur mon voyage, ce que j&#8217;ai visité, combien de temps je compte rester ici, « Ah oui, je fais du théâtre ici ? C&#8217;est bien ». Arrivés au sommet, ils nous laissent repartir de l&#8217;autre côté. On descend assez choqués de s&#8217;être retrouvé face à une arme à feu. On se dit pourtant que ces gens semblent bien amateurs. Ils n&#8217;ont même pas touché à ma carte bleue.</p>
<p>Notre idée immédiate est d&#8217;aller au commissariat porter plainte. On passe à la maison prendre nos passeports, on file Place d&#8217;Armes pour rejoindre la police touristique. Dix policiers regardent un match de foot Lima-Puno. On nous demande ce qui nous amène, on nous fait attendre. Un policier vient nous voir pour savoir ce qui se passe. Auparavant, on m&#8217;a demandé de remplir un papier expliquant les évènements. Le policier le prend et fait mine de le jeter. Il commence par nous faire comprendre qu&#8217;on aurait pas dû monter là-haut, ce qu&#8217;on veut bien croire. Puis il nous dit que les touristes ne devraient pas sortir des endroits touristiques. Je tente de lui expliquer que si la montagne Azoguini n&#8217;est pas un endroit touristique, alors pourquoi des voleurs attendent-ils les touristes là-bas ? Ma logique semble lui échapper, son ton est agressif, j&#8217;ai l&#8217;impression qu&#8217;il me prend pour un menteur, je lui dis, il se calme et revient à la charge : «  Si des amis vous ont conseillé d&#8217;aller là-bas, pourquoi n&#8217;étaient-ils pas avec vous ? ». J&#8217;ai envie de partir, mais il nous faut une plainte, pour que Luc puisse se faire rembourser de son appareil-photo par son assurance. Alors on attend que le gros policier s&#8217;en aille, et on est plus tranquille avec son jeune collègue qui est privé de match pour s&#8217;occuper de nous. En décrivant l&#8217;arme à feu aux policiers, il semblerait que ce serait seulement un briquet. Cette pensée qui a effleuré Luc au moment du vol, loin de m&#8217;énerver, me tranquillise un peu. Un peu avant de partir, l&#8217;agent privé de match nous demande s&#8217;il y a eu de la violence. Il était temps.</p>
<p>Nous ressortons du commissariat avec la plainte, un peu sonnés par ces deux expériences successives. Autant nos voleurs ont fait  preuve de courtoisie, autant les policiers en ont manqué. Nous ne sommes pourtant pas en plein syndrome de Stockholm, mais il y a de quoi relativiser les notions de bien et de mal, de gentils et de méchants. Après tout, nous sommes en pleine thématique de notre spectacle. Au Pérou, le Diable n&#8217;existait pas, il n&#8217;y avait pas de mot pour le nommer avant que n&#8217;arrivent les missionnaires catholiques espagnols. Qu&#8217;est-ce que le Diable ? Ou plutôt qui est-il ? Assurément, il est un peu partout.</p>
<p>Dorénavant, pour les trois semaines qui nous restent, nous ferons donc attention aux endroits où nos pas nous porteront. Nous avons continué le travail depuis ces évènements et on vous promet un beau spectacle à notre retour, riche de toutes nos expériences, les plus positives comme les plus négatives.</p>
<p>PS : Pas de billet avant une semaine&#8230; eh oui, mardi nous partons découvrir la Bolivie. On vous racontera bien sûr.</p>
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		<title>Les tribulations d&#8217;un musicien au Pérou</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Mar 2012 19:11:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour, je m&#8217;appelle Luc, je suis musicien et c&#8217;est moi le troisième larron, arrivé au Pérou depuis à peine quinze jours. Aujourd&#8217;hui je vais pouvoir vous parler de la rencontre avec ce pays, sa musique et ses sons. Je ne savais pas vraiment à quoi m&#8217;attendre en arrivant, c&#8217;est vrai : on a tous plus ou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour, je m&#8217;appelle Luc, je suis musicien et c&#8217;est moi le troisième larron, arrivé au Pérou depuis à peine quinze jours. Aujourd&#8217;hui je vais pouvoir vous parler de la rencontre avec ce pays, sa musique et ses sons. Je ne savais pas vraiment à quoi m&#8217;attendre en arrivant, c&#8217;est vrai : on a tous plus ou moins cette image des Andes avec un péruvien à bonnet qui joue de la flûte de pan juché sur un lama &#8230; Mais de par mon expérience de musicien curieux, je savais bien qu&#8217;il y avait autre chose au-delà du cliché et que j&#8217;allais m&#8217;en prendre plein les oreilles !<span id="more-1540"></span></p>
<p>A mon arrivée nous sommes donc partis directement à Cusco. Cette ville et sa région, une fois accepté le tourisme &nbsp;&raquo;parc d&#8217;attraction&nbsp;&raquo; de certains quartiers, dégagent une très belle énergie. <a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/Cusco.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1543" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/Cusco-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Ici nous sommes plus bas qu&#8217;au lac Titicaca et la végétation n&#8217;est plus la même, le climat non plus. C&#8217;est une ville remplie d&#8217;histoire et de culture et au niveau de la musique, beaucoup d&#8217;instruments servent à communiquer avec la nature et les Apus, esprits de la montagne.</p>
<p>Une petite visite au musée de l&#8217;inca nous fait découvrir de nombreux instruments précolombiens, dont beaucoup en céramique avec un travail de précision impressionnant. Il y a là des sifflets imitant le cri de différents oiseaux, des trompes très sonores magnifiquement ouvragées, des flutes bien sur, des ocarinas à l&#8217;effigie du puma, du tigre, du hibou ou du renard (ça fait beaucoup rire Fred car pour en jouer, il faut leur souffler dans les fesses&#8230;), et les instruments les plus étonnants : les botellas silbadoras ou bouteilles sifflantes. Ce sont des doubles bouteilles en céramique, reliées par des anses, que l&#8217;on remplit d&#8217;eau ; en penchant l&#8217;instrument, l&#8217;eau est transvasée d&#8217;une bouteille à l&#8217;autre, chassant l&#8217;air qui siffle en sortant par des petits trous. On peut ainsi obtenir le son du condor, du perroquet, du singe, etc&#8230;</p>
<div id="attachment_1556" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/botellas_silbadoras.jpg"><img class="size-medium wp-image-1556" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/botellas_silbadoras-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">les bouteilles sifflantes</p></div>
<p>Après ce petit voyage dans le temps, nous rencontrons un musicien et facteur de flutes, Edmundo, un ami d&#8217;Amiel. Très sympathique, il nous a préparé un petit étalage d&#8217;instruments et nous invite à les essayer. Nous passons donc une bonne heure à souffler, secouer, gratter, frapper. Nous testons différentes petites flutes taillées dans des os de lamas, d&#8217;alpagas ou de cerf, d&#8217;autres faites en plumes de pélican ou de condor, nous jouons du cajon et de la mâchoire d&#8217;âne, instruments de la musique criolla qu&#8217;on trouve plutôt sur la côte Nord du Pérou, nous soufflons même dans des crânes de cuy (cochon d&#8217;inde d&#8217;élevage très présent au Pérou).</p>
<div id="attachment_1557" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/flutes_os.jpg"><img class="size-medium wp-image-1557 " src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/flutes_os-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">exemplaires de flutes en os</p></div>
<p style="text-align: left">Nous fixons notre choix sur une quinzaine d&#8217;instruments et repartons heureux, le spectacle va enfin pouvoir être mis en musique !</p>
<p>Cusco est aussi très animée le soir et il y a de nombreux concerts, nous avons ainsi pu voir 2 fois un super groupe argentin, Alimishky, mélangeant tradition et modernité avec beaucoup de chaleur et d&#8217;enthousiasme contagieux.</p>
<p>Enfin, j&#8217;ai aussi croisé le chemin du Senor Maximo Huaraka Cusiquispe sur les hauteurs de Cusco qui m&#8217;a présenté un instrument à cordes typique de cette région et dont le son m&#8217;a fait chavirer : la banduria, mais je vous en reparlerais un autre jour&#8230;</p>
<div id="attachment_1559" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/ocarinanimaux1.jpg"><img class="size-medium wp-image-1559" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/ocarinanimaux1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">ocarinanimaux</p></div>
<p>De retour à Puno, une fois installé tant bien que mal dans le couloir de l&#8217;appartement (cf post précédent), les premiers sons que j&#8217;ai entendu sont les symphonies pour chiens qui se déroulent chaque nuit à minuit pile, concerts d&#8217;aboiements fort expressifs mais un petit peu pénible à la longue&#8230;</p>
<p>Nous avons commencé le travail à trois et la musique prend forme naturellement, c&#8217;est super. Mon rôle consiste, non pas à reproduire et transmettre la musique du Pérou,</p>
<div id="attachment_1560" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/ocarinas_incas.jpg"><img class="size-medium wp-image-1560" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/ocarinas_incas-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">ocarinas incas</p></div>
<p>mais à intégrer cette culture musicale, ces sons et certains de ces instruments et les inclure dans mon langage musical personnel qui se situe plutôt du côté de l&#8217;Orient. Ce projet me plait beaucoup pour cela, car ce qui m&#8217;intéresse avant tout dans la musique,</p>
<p>c&#8217;est le mélange, l&#8217;enrichissement mutuel, les nouveaux langages que nous pouvons inventer constamment&#8230;</p>
<p>Je vais d&#8217;ici peu rencontrer une personne qui va pouvoir m&#8217;apporter, je pense, les clés qui me manquent encore : il s&#8217;agit d&#8217;un musicien anthropologue et cela fera l&#8217;objet d&#8217;un prochain billet dans lequel je pourrais vous parler plus en détail de la musique Puno et de la région du lac Titicaca&#8230;</p>
<p>Alors Hasta luego, amigos !!!</p>
<div id="attachment_1561" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/vue_appartement.jpg"><img class="size-medium wp-image-1561" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/vue_appartement-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">la vue par la fenêtre de mon couloir...</p></div>
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		<title>Machu Pitchouette</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Mar 2012 00:08:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce billet aurait dû être celui des premières impressions de Luc, son expérience du soroche (le mal des montagnes), sa vision toute fraîche du Pérou, son récit de notre expédition au sommet du mont Machu Pichu. C&#8217;est raté. Notre ami musicien est au lit depuis deux jours, terrassé par une parrillada trop grasse, et sans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce billet aurait dû être celui des premières impressions de Luc, son expérience du soroche (le mal des montagnes), sa vision toute fraîche du Pérou, son récit de notre expédition au sommet du mont Machu Pichu. C&#8217;est raté. Notre ami musicien est au lit depuis deux jours, terrassé par une parrillada trop grasse, et sans doute rattrapé par un soroche tardif. On le laisse se reposer. Il vous faudra donc attendre le prochain billet pour découvrir une nouvelle plume sur ce blog.</p>
<p><span id="more-1523"></span></p>
<p><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/P1030679.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1512" title="P1030679" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/P1030679-225x300.jpg" alt="" width="158" height="210" /></a>Vendredi 2 mars, nous avons récupéré un Luc en excellente forme et plein d&#8217;enthousiasme à l&#8217;aéroport. Nous pensions qu&#8217;il allait dormir toute la journée, il nous a traînés dans la ville immédiatement, impatient de goûter les anticuchos (brochettes de c?ur de b?uf) dont nous avions parlé dans le blog. Et dès samedi matin, nous sommes partis tous les trois pour Cuzco, capitale historique des incas, et ville la plus touristique du Pérou.</p>
<p><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/P1030703.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1515" title="P1030703" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/P1030703-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Pour nous, après Puno, le changement était assez radical. Cuzco est a une altitude de 500 m de moins : on y respire mieux. Il y fait plus chaud et il y pleut moins. L&#8217;architecture est magnifique, des murs tous neufs reposant sur d&#8217;anciennes bases de murs incas. Et puis il y a aussi : des touristes, des rabatteurs pour hôtels et restaurants, des vendeurs ambulants dans tous les sens, des prix bien plus élevés, et un rythme de vie plus soutenu qu&#8217;à Puno. Heureusement l&#8217;ambiance reste très agréable, joyeuse. Et l&#8217;humeur de Luc, pleine de fraîcheur. Bref, la constitution de notre trio a été très festive.</p>
<p><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/P1030748.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1518" title="P1030748" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/P1030748-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Après Cuzco, nous nous sommes rendus par bus puis par train à la ville la plus proche du Machu Pichu. Aguas Calientes est un bourg encaissé entre trois énormes montagnes et une rivière qui gronde, l&#8217;Urubamba qui porte bien son nom&#8230; Elle compte 1000 habitants et presque autant de commerçants. Autant dire que l&#8217;ambiance est au tourisme le plus désagréable. Entre autres désagréments : prix multipliés par 3 et hôtel infect. L&#8217;après-midi, on amorce une balade qui tourne court, faute de chemin praticable, et on se dirige finalement vers des cascades. Au passage, nous avons un premier aperçu du Machu Pichu. On s&#8217;endort rapidement car le lendemain, le réveil est programmé à 4h45. Notre but : être parmi les premiers sur le site.</p>
<p><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/P1030790.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1520" title="P1030790" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/P1030790-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a>A 5h du matin, nous sommes donc sur le chemin du Machu Pichu. On suit d&#8217;abord la route puis un sentier très raide, et vers 6h30, nous y sommes. Il y a déjà beaucoup de monde, certains montent en bus, d&#8217;autres arrivent à pied par un autre côté, par le chemin de l&#8217;inca. On mange quelque chose, car il est interdit d&#8217;apporter de la nourriture et des bouteilles d&#8217;eau en plastique sur le site. Et nous voilà sur place. Un brouillard assez épais est là, mais il va peu à peu s&#8217;éclaircir.</p>
<p>Pour ceux qui ne connaissent pas le Machu Pichu, ce sont les ruines d&#8217;une ville inca, érigée sur une étroite bande de terre entre deux montagnes. Elle domine une vallée profonde où passe l&#8217;Urubamba  déchainée. Au loin, on voit des montagnes de tous les cotés. C&#8217;est sans doute le site le plus improbable, le plus sensationnel pour installer une cité. Aujourd&#8217;hui, on ne sait pas bien pourquoi ni à quel moment les incas on construit cette ville, ni à quel moment ils l&#8217;ont abandonnée.</p>
<p><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/P1030826.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1522" title="P1030826" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/P1030826-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Nous déambulons dans les anciennes rues, contournons les groupes de touristes, profitons de la vue à chaque moment. Puis nous nous dirigeons vers le sommet de la montagne, à deux heures de marche. La grimpée est encore plus raide, le vertige me prend un peu, et nous voilà à 3000 m d&#8217;altitude, surplombant le Machu Pichu 500 m plus bas, et la vallée 1000 m plus bas. Jamais je n&#8217;ai vu un paysage aussi impressionnant, une nature aussi souveraine. On sort les casse-croûte dissimulés dans nos sacs, et on savoure ce moment.</p>
<p><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/P1030824.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1521" title="P1030824" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/P1030824-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>La descente est presque aussi longue que la montée, la pente est raide et les genoux souffrent. A 15h, nous sommes redescendus, épuisés, à 18h le train nous emmène loin d&#8217;Aguas Calientes, à Ollantaytambo, où nous sommes heureux de redescendre sur terre dans un petit restaurant populaire et un hôtel agréable.</p>
<p>Mercredi nous sommes de retour à Cuzco pour 24h. On fait encore quelques visites de musées, on rencontre un ami d&#8217;Amiel qui vend des instruments traditionnels (ça, je laisse Luc vous en parler), et le soir on assiste par hasard à un spectacle de deux collègues de la troupe d&#8217;Amiel. Ce sont des histoires andines racontées en musique, comme ce que nous allons faire. On reconnaît la même école de théâtre qu&#8217;Amiel, dans la façon de jouer des actrices. Ce spectacle nous fait du bien et nous donne envie de nous lancer dans notre deuxième aventure spectaculaire sur le plateau. Ca tombe bien. Nous y sommes presque. Nous rentrons à Puno pleins d&#8217;images et de sensations nouvelles.</p>
<div id="attachment_1509" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/P1030849.jpg"><img class="size-medium wp-image-1509" title="P1030849" src="http://www.lepecheuretlechat.com/wp-content/uploads/2012/03/P1030849-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Premiere ebauche du diable</p></div>
<p>Vendredi est le dernier jour de formation avec Amiel, et aussi le jour de plusieurs déconvenues. Marco qui fabrique la plupart de nos masques est bloqué dans sa ville par une grève contre le maire. Nous n&#8217;aurons pas ces masques avant peut-être une semaine. Notre propriétaire Angelica, qui devait nous louer un espace supplémentaire et nous mettre à disposition un espace de travail agréable, décide de tout louer pour faire des dortoirs à 30 jeunes athlètes venus de tout le pays. Nous allons donc vivre à trois dans un espace restreint, et travailler là où nous dormons. Enfin, comme nous racontons tout cela à Amiel, il nous avoue qu&#8217;il n&#8217;a pas pu faire notre masque de diable, qu&#8217;il devra le finir à Lima et nous l&#8217;envoyer par colis plus tard. Comme nous dit José, c&#8217;est ça les Péruviens. Peu importe, on célèbre la fin de la formation tous les trois avec José, Amiel, et du vin français  (merci au Vieux Pourret, notre Saint Emilion préféré). Et la journée se conclut par la parrillada qui nous prive de Luc depuis deux jours.</p>
<p>Mais rien ne peut plus nous arrêter. Depuis hier, nous sommes plongés dans les répétitions. Les aventures du pêcheur et du chat au Pérou se concretisent enfin !</p>
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